K-pop Demon Hunters, le film d’animation qui affole la planète

Depuis sa sortie en juin dernier, ce long métrage d’animation musical occupe la première place du classement Netflix dans de nombreux pays, générant un engouement qui dépasse largement les frontières traditionnelles du divertissement.

Il y a eu « Squid Game », voici « K-pop Demon Hunters », nouveau phénomène d’animation à succès. Disponible sur Netflix depuis le 20 juin dernier, ce film produit par Sony Pictures Animation totalise pas de moins de 158 millions de vues dans le monde.

Cela en fait le film d’animation original le plus regardé de l’histoire de la plateforme américaine de streaming. Parallèlement à son succès en streaming, le long métrage de la réalisatrice canadienne Maggie Kang s’est hissé en tête du box-office nord-américain, générant près de 20 millions de dollars de recettes.

Au-delà de son visionnage, la bande sonore bat des records à un rythme stupéfiant. Des tubes comme Golden entre ainsi dans l’histoire, trônant au sommet du Billboard Hot 100, une première pour un groupe féminin depuis Destiny’s Child en 2001.

« Je n’ai vraiment pas anticipé ce genre de réaction. Honnêtement, je ne pensais même pas qu’il était possible pour un film d’être aussi populaire », a confié la réalisatrice Maggie Kang sur CBC News il y a quelques jours.

Un concept révolutionnaire au timing parfait

L’histoire suit les aventures d’un groupe de super-héroïnes K-pop – Rumi, Meera et Zoe – qui sauve le monde d’un boys band démoniaque dévoreur d’âmes.

« C’est le moment parfait, je pense, pour un film comme celui-ci. Les films sont censés être une forme d’évasion », analyse Kang, faisant allusion au contexte de bouleversements géopolitiques actuels.

Plutôt que d’utiliser les chansons comme de simples intermèdes, la réalisatrice et son équipe ont fait le choix d’utiliser « la vraie forme de la musique pop comme guide pour raconter des histoires et structurer le film ».

Au-delà de son aspect spectaculaire, « KPop Demon Hunters » explore des thématiques liées à l’estime de soi et à la solidarité, questionnant « comment nous pouvons nous démolir nous-mêmes ou nous entraider pour traverser la vie ».

L’odyssée personnelle d’une créatrice visionnaire

L’histoire de Maggie Kang résonne comme un conte de fées moderne, marqué par la persévérance et l’acceptation de soi. Grandir à Toronto en tant que passionnée de K-pop n’a pas toujours été facile pour cette jeune femme d’origine coréenne.

À une époque où la culture pop coréenne n’avait pas encore conquis le monde occidental, elle se sentait contrainte de cacher ses posters de ses groupes favoris à ses amis non-coréens.

« Ils trouvaient ça plutôt drôle et s’en moquaient« , se souvient-elle avec un mélange de nostalgie et de fierté. Cette période difficile de sa jeunesse aura finalement nourri sa créativité et sa détermination à créer quelque chose d’authentique et de personnel.

« Ça me rend vraiment fière. Si vous vous basez sur ce que le public recherche, alors vous allez vraiment avoir le plus de succès », affirme-t-elle aujourd’hui.

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