Le film consacré au Roi de la Pop aurait subi des retournages massifs qui ont alourdi la facture et contraint les producteurs à réécrire entièrement sa conclusion.
Que vaudrait un film sur Michael Jackson sans les zones d’ombre de la légende ? « Jackson » devrait justement apporter une réponse à cette interrogation pour le moins intrigante. Ce biopic retraçant la vie de la star aurait en effet été expurgé de ses aspects les plus controversés, selon les révélations de Variety.
Prévu pour une sortie en salles le 24 avril prochain aux États-Unis, le long-métrage devait, à l’origine, explorer de manière approfondie les accusations d’abus sexuels sur mineur formulées contre le chanteur en 1993 par la famille de Jordan Chandler, alors âgé de 13 ans.
Le troisième acte du film devait être entièrement dédié à ce scandale et à ses répercussions sur la carrière de l’artiste, qui avait d’ailleurs dû annuler certaines apparitions de sa tournée Dangerous World Tour.
Mais à la fin du tournage, les avocats du Jackson Estate, coproducteurs de l’œuvre, auraient découvert, d’après Variety, qu’un accord amiable conclu ultérieurement avec l’un des plaignants incluait une clause interdisant toute évocation ou représentation de Chandler dans une production cinématographique.
15 millions de dollars et 22 jours de retournage pour sauver le projet
Ce rebondissement a entraîné la suppression complète des séquences liées à l’affaire, poussant le scénariste John Logan et l’équipe à repenser intégralement la conclusion du film.
Entre-temps, l’incendie survenu à Palisades début 2025, qui avait partiellement détruit la maison de Logan, aurait également retardé le calendrier, contraignant les auteurs à repousser à deux reprises la sortie du biopic.
Le budget, initialement estimé à 155 millions de dollars, a lui dû être revu à la hausse de 15 millions supplémentaires. D’après des sources ayant vu la version définitive consultée par le média américain, le film mise désormais sur la musique et la relation tumultueuse avec son père, Joe Jackson, incarné par Coleman Domingo.
Une suite pour aborder les années sombres ?
Malgré ces péripéties, les projections financières demeurent optimistes. Lionsgate et Universal, responsables de la distribution mondiale, visent une recette de 55 millions de dollars dès le week-end d’ouverture aux États-Unis. De quoi surpasser les 51 millions réalisés par Bohemian Rhapsody en 2018.
L’objectif global serait fixé à 700 millions de dollars. Si ce cap est atteint, une suite pourrait voir le jour portée notamment par environ 30 % du matériel écarté du montage final de cette première partie.
Selon Graham King, producteur du projet, cette seconde partie se concentrerait sur les albums Dangerous (1991) et Invincible (2001), la création du ranch de Neverland et la passion de Jackson pour les animaux. Reste à savoir comment les scénaristes parviendront à se frayer un chemin parmi les méandres juridiques entourant la figure complexe du Roi de la Pop.
