L’artiste de son vrai nom Slimane Nebchi, autrefois à succès, voit désormais les portes de l’industrie musicale se refermer contre lui une à une, conséquence directe de ses récents démêlés avec la justice.
Quel étrange cas que celui de Slimane. Depuis le 5 décembre 2025, l’artiste révélé au grand public lors de la cinquième saison de The Voice en 2016, a sorti un nouvel album intitulé Il faut que tu saches. Pourtant, tout se déroule comme si de rien n’était.
Comme l’ont remarqué de nombreux observateurs, il n’y a eu aucune promotion télévisée, pas d’interviews dans les grands médias, un silence total sur les radios nationales. « Il y a un véritable blacklisting », confie le journaliste et influenceur musical Steevy de la chaîne YouTube Musicfeelings.
Même TF1, qui aurait pu lui offrir une vitrine à travers la Star Academy ou les NRJ Music Awards — en raison de sa consécration à The Voice —, l’a soigneusement écarté. En toile de fond de cette mise à l’écart : les ennuis judiciaires du chanteur.
Une chute brutale après des accusations graves
L’interprète de Mon amour, autrefois l’un des favoris du public français, voit en effet sa carrière basculer fin 2024 lorsqu’un technicien de sa tournée porte plainte pour harcèlement sexuel. Les faits présumés se seraient produits lors d’un concert au Zénith de Saint-Étienne, en décembre 2023.
Quelques semaines plus tard, une seconde plainte est déposée, cette fois pour agression sexuelle, accompagnée de témoignages évoquant des paroles et gestes inappropriés tenus en public. Malgré les démentis répétés de Slimane et de ses proches, la justice conclut en septembre 2025 à sa culpabilité pour harcèlement moral, le condamnant à une amende de 10 000 euros, dont 3 000 avec sursis.
Cette décision, issue d’une procédure de reconnaissance de culpabilité, marque un point de rupture avec le monde du divertissement. Depuis, Slimane est devenu une figure « radioactive », que le milieu préfère tenir à distance.
Un public qui tient malgré tout ?
Depuis sa dernière apparition aux NRJ Music Awards du 1er novembre 2024, le chanteur a quasiment disparu du paysage audiovisuel français. « On ne veut pas prendre le risque d’une polémique », confiait, en décembre dernier, la direction de France Télévisions pour expliquer l’absence de l’artiste au Téléthon, au Parisien.
Pour Steevy, la situation est inédite. « C’est la première fois que j’assiste à un tel boycott de la part des médias », analyse-t-il, reprochant à l’équipe de Slimane de cultiver l’opacité autour de l’affaire. L’artiste préfère en effet aborder ses tourments à travers ses chansons plutôt qu’au détour d’une interview.
« Mais si Dieu pardonne, pourquoi pas les hommes ? Dans la tempête, je vole, moi j’ai la tête qui cogne », chante-t-il dans le titre « Tempête ». Malgré tout, le YouTubeur estime que le public du musicien demeure présent, évoquant des ventes honorables compte tenu du contexte.
