Spider-Noir, le pari fou de Nicolas Cage dans le New York des années 30

L’acteur oscarisé signe ici sa première apparition dans une série télévisée, avec au rendez-vous de l’action pour les fans de comics Marvel.

Il a incarné Ghost Rider, Superman ou encore Big Daddy. Il a prêté sa voix à Spider-Man Noir dans le film d’animation Into the Spider-Verse. Mais Nicolas Cage, acteur inclassable, n’avait encore jamais accepté de tenir le rôle principal d’une série télévisée.

C’est désormais chose faite avec Spider-Noir, diffusée sur MGM+ et Prime Video depuis le 27 mai. Issu des comics Marvel, le personnage avait accédé au rang de figure culte grâce à Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018), où Cage en assurait déjà le doublage.

Ce succès a ouvert la voie à une adaptation en prises de vues réelles. L’acteur n’a toutefois accepté qu’à la faveur d’une convergence rare de facteurs, qu’il estimait susceptibles de donner naissance à une œuvre véritablement singulière.

Une proposition visuelle inédite

Le cadre des années 1930, d’abord. Puis le choix esthétique du noir et blanc. Une première pour une série de ce type, selon Amazon MGM Studios, qui laisse au public la possibilité d’opter entre deux versions.

À cela s’ajoute la volonté d’invoquer les figures emblématiques du cinéma classique — Humphrey Bogart, James Cagney, Edward G. Robinson — pour les confronter à l’univers de Spider-Man, que l’acteur n’a pas hésité à qualifier de « plus grand chef-d’œuvre de Stan Lee » dans une interview accordée à Entertainment Tonight.

« Je ne voulais rien d’homogénéisé. Je voulais quelque chose avec de l’étincelle, du danger, un vrai risque. J’adore le risque », explique l’acteur de 60 ans.

Produite par Sony Pictures Television, la série ne met pas en scène un Spider-Man bondissant entre les gratte-ciel, mais une figure plus sombre — Ben Reilly, ancien justicier masqué connu sous le nom de Spider — dont la psychologie évoque davantage les héros des pulps que les super-héros contemporains.

Une enquête criminelle à l’ancienne

Le réalisateur Harry Bradbeer, connu pour Fleabag et Killing Eve, signe les deux premiers épisodes et insuffle à l’ensemble une tonalité résolument auteuriste. Un choix en phase avec la vision de Nicolas Cage, qui affirme s’être intéressé dès l’enfance à la complexité morale des figures héroïques.

« Je ne comprenais pas comment quelque chose d’aussi effrayant pouvait être contraint de faire le bien. C’était ma première compréhension philosophique de la nuance et de la complexité de la nature humaine », explique-t-il, évoquant ses heures passées dans les boutiques de comics, fasciné par des personnages comme Ghost Rider ou Hulk.

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’une série de super-héros au sens classique. Spider-Noir apparaît de manière ponctuelle, rarement plus d’une fois par épisode. La série propose avant tout un polar d’inspiration classique, une enquête de détective qui reprend les codes du film noir.

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