Fightland démarre sur les chapeaux de roues

De l’intensité à la narration, la série produite par 50 Cent réunit tous les ingrédients d’un drame criminel réussi. L’épisode inaugural installe rapidement les bases d’un récit mêlant boxe, tensions familiales et affrontements entre gangs.

Après Power, 50 Cent — Curtis Jackson de son vrai nom — signe-t-il un nouveau succès dans le registre des séries criminelles avec Fightland ? S’il est encore trop tôt pour trancher, cette nouvelle production offre une entrée en matière solide.

Disponible sur la plateforme Starz depuis le 31 juillet — à raison d’un épisode par semaine —, le premier épisode donne envie de poursuivre, porté par ses nombreuses zones d’ombre et une tension bien installée.

L’intrigue s’ouvre à Las Vegas, lors d’une soirée de boxe survoltée. Duke, le personnage principal, y décroche la ceinture des poids lourds à l’issue d’un combat entaché par les coups irréguliers de son adversaire.

Kinsley Marshall, promoteur et figure clé du récit, semble pleinement investi dans la victoire de son protégé, entouré de son frère Calvin et de son ami de longue date, Jay. Mais les célébrations tournent court.

Un titre mondial conquis dans le sang et la trahison

Un journaliste interpelle publiquement Kinsley sur de possibles liens entre sa société et un trafic de drogue. Une question qui lui vaut rapidement une violente intimidation en coulisses, accompagnée d’un avertissement sans équivoque : celui de revoir sa version des faits.

Dans le même temps, Duke retrouve Joy, l’épouse de Kinsley, pour une liaison passionnée le soir même de son sacre. Les deux évoquent un avenir commun aux États-Unis, avant que Joy ne rejoigne son mari comme si de rien n’était, sous le regard méfiant de Cece, la fille de Kinsley.

La soirée vire au drame lorsque Duke est attaqué dans un parking par des hommes armés de marteaux, qui lui infligent de graves blessures à la main, compromettant sa carrière. Son frère Calvin, venu lui porter secours, est mortellement touché à la gorge. Pris de rage, Duke parvient à tuer l’un des assaillants à mains nues, ce qui lui vaut une condamnation à huit ans de prison, malgré les circonstances.

C’est derrière les barreaux qu’il rencontre Amando Rodriguez, un chef de cartel qui lui propose, en échange de son aide pour éliminer l’homme responsable de la mort de son frère — un acte présenté comme lié à sa relation avec la femme de Kinsley Marshall — de contribuer à démanteler l’empire des Marshall, que le cartel convoite.

Huit ans plus tard : vengeance, retour et zones d’ombre

À sa sortie de prison, plusieurs mois plus tard, Duke retrouve Londres et apprend la disparition de Kinsley Marshall. Il reprend contact avec Jay, resté loyal malgré les années, ainsi qu’avec son père Gary, ancien boxeur marqué par l’alcoolisme, qui semble désormais en voie de rétablissement.

Chargé par le cartel d’infiltrer Marshall Promotions, désormais dirigé par les enfants de Kinsley, Cece et Zeke, Duke s’impose lors d’une conférence de presse en forçant publiquement Zeke à entériner leur collaboration, au grand dam de Cece, toujours marquée par les événements passés.

S’ensuit une première mission : dérober drogue et armes à des rivaux, afin d’en faire porter la responsabilité aux Albanais et déclencher un conflit destiné à fragiliser durablement le clan Marshall.

« Dans l’ensemble, Fightland est indéniablement divertissante », note Variety, dont le critique a pu visionner les six premiers épisodes de cette première saison, qui en compte huit. Il évoque « des révélations stupéfiantes, des rebondissements soutenus et des manœuvres stratégiques sombres », portés par une mise en scène particulièrement soignée.

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