Nelson Charles, la voix d’opéra qui a conquis The Voice Kids

Le jeune Martiniquais de 15 ans a laissé l’équipe de coaching et le public subjugués par sa performance, le 3 octobre dernier, en finale du concours.

« Tu déchires ! », « Tu es un artiste tout-terrain » ou encore « J’ai rarement vu ça ». Samedi 3 octobre, les coachs de The Voice Kids multipliaient les superlatifs, tandis que les yeux des heureux élus parmi le public débordaient d’admiration.

Le centre de l’attraction ? Nelson Charles. À 15 ans, le jeune originaire de Saint-Pierre, en Martinique, a volé la vedette aux huit autres candidats du concours de chant version junior diffusé par TF1 pour l’emporter haut la main.

Une victoire remarquable, tant pour son âge que pour la manière dont elle a été obtenue. En effet, Nelson n’était pas arrivé avec le profil le plus évident pour gagner un télécrochet grand public. Son univers était celui du chant lyrique.

Mais au fil des semaines, cette différence est devenue sa plus grande force, avec l’accompagnement précieux de Matt Pokora, son coach, qui signe ainsi une deuxième victoire au concours, une décennie après la précédente.

Des auditions à l’aveugle marquantes

« Matt a tenu sa promesse. Il m’a sorti de ma zone de confort complètement », dira le jeune lauréat sur scène, selon des propos rapportés par Le Parisien. Dès les auditions à l’aveugle organisées en août, Nelson s’est distingué en imposant littéralement son univers.

Son interprétation du célèbre titre « Le Mot d’Stone », chanson ô combien exigeante vocalement et empreinte d’émotion, avait ainsi immédiatement attiré l’attention. Il y avait la puissance vocale, mais aussi une maîtrise étonnante pour un garçon aussi jeune.

« C’est un extraterrestre. Il part de l’aigu jusqu’au grave, il revient », a d’ailleurs déclaré Soprano, toujours cité par Le Parisien. Un compliment significatif de la part d’un artiste qui en a certainement vu d’autres au cours de sa longue et prolifique carrière.

Une finale à couper le souffle

« Il faut vingt ans pour chanter comme ça », lui avait lancé Patrick Fiori au terme de son interprétation envoûtante du morceau « Una furtiva lagrima » de Gaetano Donizetti. Nelson n’était pas seulement impressionnant techniquement, il était imprévisible. À chaque apparition, une question revenait : jusqu’où pouvait-il aller ?

La réponse ne fait désormais plus aucun doute. Cette victoire ouvre au jeune homme un horizon de possibilités à explorer. Va-t-il poursuivre dans le chant lyrique ? Va-t-il mélanger cet univers avec une musique plus contemporaine ? Ou va-t-il découvrir une direction artistique complètement différente ?

Ce sont, comme le souligne la plateforme Showbizz France, autant de portes d’entrée possibles dans le monde musical. Alors que son association avec Matt Pokora – figure de la pop française – pouvait au départ sembler contre-productive, elle s’est finalement révélée gagnante.

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